mardi 31 août 2010

Instantané d'Aragón - I

En fait, pour être précis, l'Embalse de Yesa est situé à la fois en Navarre (Pays-Basque) et dans la province de Zaragoza (Aragón) mais cette partie-là a bel et bien été prise côté aragonais. J'étais à environ 120 km de mon point d'arrivée, je commençais à avoir mal aux jambes et je me suis arrêté là pour me dégourdir les pattes et donc en profiter pour prendre une photo... et ça m'a fait du bien car la route est très sinueuse et crispe le conducteur que je suis. C'est la première photo que j'ai prise depuis décembre, ça m'a fait drôle vu que toutes les photos que je propose depuis des mois sur le blog sont issues de mes "archives".
 Embalse de Yesa (Espagne, Pays-Basque / Aragon, août 2010) © p.o.v.

dimanche 29 août 2010

Au revoir / Adiós


Voilà... mon dernier article envoyé depuis la France, demain lundi 30 août je pars "définitivement" (au grand minimum 1 an, au mieux tout le reste de ma vie) en Espagne. Nouvelle vie. Les derniers jours en France auront été épuisants, pas vraiment de stress mais de la vraie fatigue... ce qui n'est pas l'idéal avant de commencer une année avec les gamins bien reposés ! Mais bon, c'était de la fatigue nécessaire, utile et bonne.

© p.o.v.

J'ai fait le tour de gens que je voulais voir en concluant par le mariage, hier, d'une amie du côté de Bergerac. J'ai été content de voir cette pote que j'ai vue déprimée pendant 2 ans, enfin du sourire et des larmes de joie sur son visage ! J'ai passé des mois par mail, par téléphone (des conversations de 3 heures parfois !! Si, si c'est arrivé !) pour (tenter de) lui remonter le moral. Quand j'ai rencontré la mère, venue à ma rencontre alors que je discutais avec les arbres (= je m'ennuyais), elle m'a dit "Vous êtes Pierre ? A. m'a beaucoup parlé de vous, je vous connais ! Elle m'a dit que vous l'écoutiez beaucoup quand ça allait mal, que votre soutien moral l'avait aidée". Forcément ça m'a beaucoup touché et, quand on connaît mon année, ça a forcément fait écho en moi et m'a fait me dire que je n'étais peut-être pas tout à fait un grand con inutile, ici-bas. J'ai eu l'honneur de manger à la table des mariés, juste en face de la mariée. C'était touchant, peut-être plus que dans d'autres mariages auxquels j'ai eu l'occasion d'assister, dans la mesure où mon amie se marie avec un sympathique jeune homme roumain. Quand on connaît le contexte actuel du pays et que l'on côtoie ne serait-ce que quelques heures ces gens de l'est, on se demande vraiment à quoi servent les nationalités, tant l'échange fait richesse. Brice devrait en prendre un peu de la graine au lieu d'avoir peur. Donc j'aurais terminé une partie de ma vie en France sur un bon souvenir.

Voilà, ma voiture est pleine, prête à ravaler un trajet franco-espagnol et m'emmener vers enfin un peu de nouveauté, m'éloigner de tous les fantômes qui m'ont fui et de ceux qui m'ont hanté aussi. Je sais que la solitude physique n'existera plus là-bas et qu'elle pourra j'espère m'aider à combler la solitude mentale assez difficile à combattre.

Je terminerai juste en remerciant chaleureusement toutes celles qui ont eu le courage de venir vers moi quand j'allais le plus mal, d'avoir fait cet effort de don de soi et de compassion par un coup de fil, un message, un mail pour me faire comprendre que j'existais encore. Merci d'avoir osé mettre un peu de vous dans la bataille chacune à votre façon, sans peur, paresse, égoïsme, fausse pudeur... pas avant, pas après, mais pendant la bataille, en pensées, en mots, en gestes, en écoute, surtout les 6 derniers mois où vraiment c'était un désert de silence. Merci Nathalie, Sophie, Sylvette et Ya. Je vous suis reconnaissant.

mardi 24 août 2010

Instantané grenadin - XLII

Tout un monde de raffinement et de sérénité dans l'intérieur des palais de la Alhambra à Granada. Certains, je pense, connaissent ce sentiment lorsqu'ils sont dans une église par exemple (alors que moi je suis très mal à l'aise dedans).

 Alhambra, Granada (Espagne, Andalousie, mars 2009) © p.o.v.

lundi 23 août 2010

"F.M.I.cracy"


Pas sûr que ça plaise à D.S.K...

"Dawn"

Pure shoegaze... de la part des My Bloody Valentine argentins de Mellonta Tauta.

Instantané d'ailleurs - LXXX

Une rue d'Arcos de la Frontera... un des lieux où j'ai fait "wow !!" dans ma vie.
Arcos de la Frontera (Espagne, Andalousie, avril 2008) © p.o.v.

Réduire la distance - IX

© p.o.v.

dimanche 22 août 2010

"San Gerónimo"

"Somewhere up fifteen miles
sifting through crackling vinyl
lost memories of my youth
are coming into view
between lost hills divide
quietly we sleep inside
lost summers of my youth
i spent them all with you
take ways by withered creeks
lizards sunning in the streets
small kitten stretches through
green empty yards you knew
weekend in San Gerónimo
love how the starlit skies show
weekend in San Gerónimo
sentiment within me glows
somewhere up fifteen miles
barefoot on kitchen tile
where nights are warm and true
i'll spend them all with you
weekend in San Gerónimo
love how the starlit skies show
weekend in San Gerónimo
sentiment within me glows."

samedi 21 août 2010

Instantané d'ailleurs - LXXIX

Abbaye de Fontevraud (Maine-et-Loire, Pays de la Loire, juin 2009) © p.o.v.

"Mercy"

C'est ce que l'on appelle, je crois, une belle chanson. Cette chanson était à la base une démo de Slowdive intitulée "Summer daze".


"Your virgin light is a golden flame
But it's burning, it's burning fast now
You crossed the line and you made a choice
You hurt the one you love now he needs you

Mercy I can't see your heart
I can't feel your love
Mercy I can't see your heart
I can't feel your love

Your life is like a song you're living like a fool
You're living like a fool but I can't tell you right
You're taking all the time you're taking all my time
You're living like a fool
And I can't tell you right

Mercy I can't see your heart
I can't feel your love
Mercy I can't see your heart
I can't feel your love."

Huesca - Episode 0

Me voici de retour avant mon départ définitif lundi 30 août où je dirai "adiós" à la France pour une période encore indéterminée (entre 1 an et tout le reste de ma vie !).

[je précise que je n'ai pris aucune des photos présentes dans cet article]

A/ Le voyage aller

Accompagné de moi tout seul (parce que donc hein, voilà) je suis parti au petit matin mercredi, avec ma tente et mon tapis de sol, pour découvrir les lieux de mes futurs ébats professionnels et plus si affinités. Pas grand chose à dire du voyage si ce n'est qu'officiellement les Girondins, les bagnoles immatriculées dans le 33, sont les connauds des routes françaises (et européennes). On peut se moquer des Parisiens et de leur conduite, rien ne sera pire qu'un Bordelais au volant. Un peu comme pour Nice j'ai de très mauvais a priori sur la population bordelaise (je précise que j'ai fait une partie de mes études à Bordeaux... les seules personnes cools là-bas étant des gens qui n'étaient pas nées en Gironde, force est de le constater). 
Ben sur la route, ça se vérifie : qui fait des queues de poissons ? Le gars du 33 ! Qui roule sur la bande d'arrêt d'urgence à fond parce que sa noblesse (d'essence divine) ne supporte pas les bouchons ? Le gars du 33 ! Qui roule à 120 quand c'est limité à 70 et klaxonne comme un mongol quand on roule déjà à 90 ? Le mec du 33 ! Qui démarre à fond au feu en Audi noire ou Alfa Romeo avec un autocollant "A" au cul, juste pour être devant toi parce que c'est plus viril : le minet de 18 ans du 33 ! Qui te tuerait pour prendre ta place à une caisse de péage en Espagne ? Un Andalou ? un Basque ? Non, un moustachu ventripotent du 33 ! A part les aréopages de débiles mentaux girondins sur la route, rien à signaler. Une petite chose marrante malgré tout, presque caricaturale, au moment de passer la frontière les radios françaises se sont toutes transformées en radios espagnoles ! Le fait que ça se passe pile à la frontière m'a fait marrer.
El Embalse de Yesa (Espagne, provinces de Navarre et Saragosse)

Bon, sur 730 kilomètres de trajet (c'est pas spécialement énorme quand on y songe), il y en a 500 sur voies rapides donc ça va, on ne se traine pas. En gros, jusqu'à 200 km de Huesca on roule pied au plancher. C'est une fois que l'autoroute se termine, que l'on prend les nationales navarraises (Pays-Basque espagnol, jouxtant l'Aragon) pour entrer dans l'Aragon. Les 150 derniers km sont magnifiques mais éprouvants ! Car bien qu'on ne soit pas dans les cols pyrénéens (du moins pour le trajet que j'avais choisi et qui les évitait... sinon c'était 3 heures de plus de route), on n'est un peu dans la montagne. Déjà sur l'autoroute on sent vraiment qu'on monte en altitude mais donc à la fin du périple, on se retrouve dans la moyenne montagne avec des paysages venus d'ailleurs... mais on n'en profite pas vraiment. Oui parce que moi je ne connaissais pas les routes alors je faisais plus attention à ce qu'il y avait devant moi qu'aux paysages. Pourtant il y avait de quoi s'extasier avec, notamment, l'Embalse de Yesa qui est un immense lac artificiel posé entre les hauteurs navarraises et aragonaises. Le spectacle est splendide mais donc j'étais plus attentif à la succession de virages qui me fatiguait les bras. Je ne sais combien de courbes je me suis enfilé en 150 km ! C'est un type de conduite particulière, rythmée (un coup à gauche, un coup à droite), que je ne maîtrise pas... le Poitou, la Brenne et la Touraine n'étant pas à proprement parler des régions montagneuses ! Les gens du coin eux prenaient les virages à 90km/h quand moi je les prenais à 60km/h... c'est un coup à prendre. En tout cas je ralentissais tout le monde et je n'ai jamais eu de signes d'impatience, d'agacement, dans mon rétro de la part des Espagnols qui attendaient sagement avant de me doubler. Un Girondin aurait passé son temps à me klaxonner, à monter le son de son autoradio hurlant du Guetta, et m'aurait doublé par la droite en plein milieu d'un virage sur bande blanche.
 Los Mallos de Riglos (Espagne, communauté d'Aragón, province de Huesca)

Après l'Embalse de Yesa, on se tape toujours des virages pour arriver au Mallos de Riglos, autre occasion de s'extasier que je n'ai pas vraiment eu le temps de goûter à cause des chicanes. Mais bon sang, j'ai déjà repéré des coins photo superbes, je vais me gaver (et vous aussi par la même occasion !).  Au sortir des Mallos, on arrive gentiment sur Huesca, la première "grosse" ville après la montagne... oui, parce que l'on passe quand-même par quelques minuscules villages typiquement espagnols avant d'arriver.

B/ L'arrivée à Huesca, description de la ville.

Enfin arrivé à Huesca en milieu d'après-midi, sous une bonne vieille chaleur, je cherche à repérer le camping où je dois me poser. Mon sens de l'orientation légendaire a fait que j'ai mis une bonne demi-heure à le trouver alors que je tournais autour, à 200 mètres... Pas de problème ensuite, ma parcelle, ma tente, j'installe tout en 10 minutes, prends le temps de me reposer un peu et décide de partir à l'aventure avec pour compagnon mon "callejero" (plan des rues) de la ville... bizarre car j'ai l'impression d'être en vacances mais je me dis aussi que je vais vivre au moins un an dans la ville, il y a comme un combat psycho en moi à ce moment-là, un peu déroutant. C'est tout con mais, hé, tout le monde parle espagnol autour de moi, dans les rues (assez vides d'ailleurs... Huesca étant une ville de fonctionnaires, on peut supposer qu'ils vont revenir à la rentrée). Ce n'est pas la première fois, évidemment, que je vais en Espagne mais à chaque fois il faut ce temps d'adaptation. La première impression que j'ai de la ville est assez mitigée : relativement petite, pas grand chose en terme de commerces même si l'essentiel est là, relativement "moche" et sale. C'est typiquement espagnol comme ville (ça serait typiquement hongrois, c'eût été encore plus étrange !). Les immeubles ont été posés là où il y avait de la place, au moment où les villes se sont développées car l'Espagne a mis du temps à se moderniser mais elle s'est modernisée d'un coup... de fait, on a paré au plus pressé à l'époque et cela donne des villes bizarrement faites au niveau structure urbaine. 

Les beaux édifices côtoient des immeubles immondes. Les rues ne sont pas spécialement attractives car, comme je le disais, les commerces - par exemple - sont discrets au moins en devanture. Il me faudra un peu de temps pour dénicher la richesse des lieux. Evidemment Huesca a sa "Plaza de Toros" (les arènes), toute jaune et rouge, construite apparemment en 1929, histoire de bien pourver qu'on est dans une ville espagnole et pas au Danemark !


Cela dit, le centre historique de Huesca est vraiment magnifique, petit mais fabuleux... et cela contraste sévèrement avec le reste ! Ce "casco histórico" va, je pense, être l'objet de quelques belles balades dans le futur : ruelles accidentées, monuments religieux, places et placettes avec ce qu'il faut d'arbres pour s'asseoir à l'ombre ou de fontaines pour se laisser bercer par le bruit rassurant de l'eau qui coule. Il y a en plein centre un grand parc, très agréable et relaxant, je pense y venir souvent si j'ai un besoin de me calmer, de feuilleter un bon roman. Je pense qu'il fait bon vivre dans cette ville, il faut voir à l'usage avec le retour de tous ses habitants. Donc en conclusion : Huesca est une ville, relativement ramassée, à la fois moche et belle et la vision que je pourrai en avoir va beaucoup dépendre de mes humeurs ! Mais son atout principal est d'être entouré de paysages grandioses et de servir de point de départ à pas mal de chouettes excursions.
Les places López de Allué (en haut) et de Navarra (ci-dessus) à Huesca (Espagne, Aragón)

C/ Les démarches

Heureusement que les distances sont courtes dans cette ville. Je n'ai cessé de faire des aller-retours sous le soleil pendant des heures... la première chose à savoir est qu'en période estivale toutes les administrations espagnoles sont fermées au public à partir de 14h. Ce n'est pas critiquable dans le sens où quand le soleil se met à cogner, il cogne sévère et je trouverais irresponsable de laisser des gens étouffer dans des bureaux. La période de "invierno" (qui commence le 1er octobre) fait fermer les bureaux plus tard... avant de partir je savais ça, ce qui fait qu'il fallait que je me lève tôt chaque matin pour pouvoir crapahuter dans le mini-dédale des rues "oscaenses" (gentilé de Huesca).

* El servicio provincial de Educación (+/- le rectorat).



C'est là que je devais remplir tout un tas de papiers pour me faire connaître du ministère de l'Education espagnol. Il fallait donc arriver bardé de mes photocops de diplômes, d'obtention de concours, de carte d'identité... le bureau de gestion du personnel est féminin à 90%, seul un homme se retrouvait parmi ce corral de femmes à voix rauques, bien espagnoles. Quand je suis rentré, avec ma tête d'ahuri français, personne n'a bougé. Marrant. Je suis resté 25 secondes à regarder le plafond et on me regardait regarder le plafond. Jusqu'à ce que l'homme, prénommé Israel, vienne me demander ce que je voulais. Je lui ai expliqué qui j'étais et ce que je faisais là et il m'a sorti d'emblée 2 dossiers à remplir. Le plus drôle est que je ne pouvais quasiment rien remplir. On me demandait des renseignements que je ne pouvais pas donner (domicile en Espagne, numéro d'identité espagnol, numéro de sécu espagnol). Donc la première fois que je suis venu j'ai juste donné des photocops. Il fallait donc que je passe à la phase 2, obtenir ce putain de N.I.E. pour pouvoir avoir un numéro de sécu, un compte en banque... etc.

* Le N.I.E.

"Número de Identificación de Extranjeros" (je ne traduis pas), tel est son nom. Il sert à à peu près tout (pour obtenir un numéro de sécu, soucrire à un forfait internet...). Pour l'obtenir, on doit se rendre au commissariat principal de la ville où l'on compte vivre. C'est ce que j'ai fait. Je suis arrivé à 9h du mat' dans ce commissariat. Il faut savoir qu'en Espagne les préfectures n'existent pas en tant que telles et que donc toutes les paperasses du style carte d'identité, passeport, immatriculation...etc se font dans les commissariats centraux, les directions générales de la police de la Province. A 9h, donc j'entre dans les bureaux, me mets dans la file "extranjeros" (oui, faut que je réalise que je suis étranger pour un espagnol !) et voit une dame qui me fait signe d'approcher avec le sourire et qui me dit :
- "Tu as rendez-vous à 9h ?". (oui, encore une fois, tout le monde tutoie tout le monde là-bas)
- "Non" je lui réponds et je commence à lui parler de ma situation, que j'arrive juste, que j'ai besoin de ci et ça.
- "Mais il faut prendre rendez-vous pour ça !", me renvoie-t-elle un peu crispée. Elle commence à me sortir un formulaire et continue par "tu remplis ça, tu appelles ce numéro pour un rendez-vous et on te fera ça dans la minute. Je suis toute seule à travailler...etc."

- "Mais je ne peux pas attendre et prendre rendez-vous", je lui dis moi aussi un peu agacé, "je dois revenir en France pour fermer tous mes dossiers là-bas et j'ai absolument besoin du N.I.E. pour faire tout un tas de démarches !"
- "Bon, reviens à 14h tout à l'heure !" (je rappelle qu'ici aussi ça ferme à 14h)
- "OK, merci" et je m'en vais.

Je reviens à 14h au la direction générale de la police où la femme m'attendait, d'entrée elle me fait :
- "Bon, remplis le formulaire", ensuite elle me tend un autre papier et ajoute "ça, tu vas l'emmener à une banque pour payer la taxe de 10 euros et tu me le ramènes, je te donnerai ton papier !" (carte de résident européen avec le N.I.E., précieux sésame).
- "Génial, merci !"
- "C'est quoi ton domicile ?" me demande-t-elle.
- "Bah, je suis arrivé la veille, et je cherche justement un domicile, je ne peux pas vous en donner ou alors un en France"
- "Il me faut un domicile pour tes papiers !"
- "Mais je n'en ai pas, je suis venu là pour faire toutes les démarches pour notamment en trouver un !! Je peux vous donner l'adresse du camping si vous voulez !"
- "Pff... bon... ok, on va faire comme ça", dit-elle sur un air désabusé. "Va à la banque, dépêche-toi, je te préviens, je pars à 14h15 !"
 Moi je cours à la banque payer la taxe, évidemment devant moi il y avait une femme qui s'est ramenée avec de la petite monnaie pour que le banquier la compte, ça a bien pris 10 minutes et j'imaginais la gonzesse de la police s'énerver à ne pas me voir revenir... au final j'ai payé la taxe, je suis revenu en courant au commissariat général, j'ai eu mon papier avec le N.I.E. Ma première adresse officielle étant celle du camping, adresse que j'allais écrire sur tous mes premiers papiers officiels ! 










* La banque.

Les banques ferment aussi à 14h donc il faut aussi faire les démarches le matin. Mais quelle banque choisir pour ouvrir un compte ? En fait j'ai ouvert un compte dans la banque la plus représentée dans la ville, la banque "Iber Caja". Bon, si ça trouve c'est une banque de cons, de truands ou de psychorigides, mais je n'ai pas le choix, il me fallait un numéro de compte. Là pareil, vas-y que je te tutoie, le guichet de banque était rigolard, m'a demandé ce que j'étais venu faire ici, a été très cool... ça l'a fait marrer de voir que l'adresse de mon domicile officiel était un camping ! Il m'a ouvert un compte dans la minute.

* La sécurité sociale.

Personne ne sera étonné si je dis que les bureaux fermaient à 14h. Au servicio provincial de educación on m'avait fait préremplir un formulaire de sécu qu'ils ont faxé fissa à la sécu (je ne pouvais pas préremplir le formulaire sans avoir le N.I.E., je précise). J'ai demandé à ce brave Israel s'il pouvait me dire combien de temps cela prenait pour obtenir un numéro de sécu... il ne savait pas alors il les a appelés...
- "Tu auras ton numéro dans une heure, reviens ici quand tu l'auras on finira de remplir les papiers ; la trésorerie générale de la sécu est au bout de la rue, ils te donneront ton numéro là-bas", m'a-t-il dit.
- "Ok, c'est cool, dès que j'ai le numéro je reviens".

En effet au bout d'une heure j'avais mon numéro avec l'adresse du camping comme adresse officielle... oui, ils doivent m'envoyer ma carte de sécu à mon adresse... ce qui fait que j'ai dû demander au camping de ne pas jeter les éventuels documents qui arriveraient à mon nom ! Les guichets de la sécu sont comme en France, pas très drôles et ils n'écoutent pas vraiment ce que l'on leur dit mais c'est pas grave, j'ai eu ce que je voulais. J'ai pu retourner une dernière fois (complètement moulu) au servicio provincial de educación pour remplir définitivement tous les papiers, toutes les cases : numéro de sécu, compte en banque, N.I.E. ! J'ai eu le malheur de demander, par curiosité, où se trouvait mon établissement d'affectation car la rue n'apparaissait pas sur les cartes (c'est une nouvelle rue, nouveau quartier, établissement neuf depuis 2 ans) et une mougeasse m'a dit (alors qu'elle ne m'a pas aidé durant mes aller-retours) : "euh, mais c'est qu'on travaille nous, la curiosité, la curiosité...". Ce à quoi j'ai répondu "Vous pensez sûrement que je suis ici en touriste et que je m'amuse à faire des aller-retours ?". Première mini-engueulade avec l'administration, mon futur collègue m'avait prévenu qu'elles étaient un peu "décontractées"... je les ai tendues !

* Recherche d'appartement.

Cela ne va pas être très compliqué de trouver un logement sur place. Bon, je me suis renseigné auprès des mecs qui tiennent des kiosques à journaux, notamment un qui m'a dit "repasse de temps en temps, je vais me tenir au courant". Il m'a filé des numéros à appeler mais à chaque fois les apparts étaient tout juste loués. Il faut savoir que sur Huesca, un meublé avec une chambre c'est autour de 380 euros charges comprises. Je suis allé dans une agence (qui ferme aussi à 14h) en fin de compte pour me renseigner. La directrice de l'agence m'a parlé comme si j'étais un ami de son fils, à me poser la main sur l'épaule quand je lui faisais part de ma situation... elle m'a dit "Ah ! Tu vas être maître bilingue là-bas, c'est super !". Apparemment elle connaît déjà le programme. "Attends, on a un appart pas loin..." (elle cherche) :
- "Voilà, c'est 380 euros charges comprises, meublé, à 150 mètres de ton établissement".
- "Hmmm, c'est encore un petit peu cher" (j'essaye de viser les 330-350 euros), lui dis-je.
- "Ah... bon, on peut peut-être essayer de faire baisser le prix au proprio, on va voir"
- "??" (surpris de ce côté éminemment commerçant de la dame, si bien que ça en deviendrait presque louche)... et je lui dis "je suis crevé, j'ai pas les idées claires, je ne voudrais pas faire n'importe quoi"
- "Et bien, si tu reviens le 30, tu repasses nous voir, en plus il y aura des apparts qui vont se libérer. Tu repasses, on les visite, si ça t'intéresse tu nous dis et puis on s'arrange pour les frais", me répond-elle.
- "??"

D/ Le voyage retour

Ben, c'est tout comme le voyage aller (Girondins débiles idem)... mais dans l'autre sens ! :-))

BILAN :


J'ai fait 80% de ce que je voulais/devais faire en très peu de temps. Ce que je peux dire c'est que les démarches sont à la fois plus simples et plus rapides qu'en France si l'on sait attendrir un peu son interlocuteur. C'est marrant parce que d'un ordinaire plutôt timide, j'ai réussi à marchander deux ou trois choses (notamment le N.I.E., j'ai bien emmerdé la femme du commissariat !), la barrière de la nationalité agit comme un déguisement, je suis beaucoup plus à l'aise qu'en France pour tout ce type de démarches. Cela est dû, notamment, à la nature même des contacts humains là-bas, beaucoup moins froids que chez nous. Cela a un bon côté mais aussi des revers. (genre je te parle mal comme à mon gamin alors que je ne te connais pas). Malgré tout je trouve que ça simplifie la vie quand les gens sont un peu plus directes... et je suis littéralement crevé, j'ai des ampoules énormes aux pieds et de l'acide lactique dans tous les muscles !

mardi 17 août 2010

"Underground"

Downy est un groupe japonais, pas toujours facile à étiqueter... parfois rock (comme pour ce titre), parfois franchement expérimental/bruitiste avec toujours un parti-pris très esthétique dans l'image. Le chanteur a parfois des accents plaintifs à la Thom Yorke de chez Radiohead.

L'ambiance à vif - XLVII


"I must obey the rules
I must be tame and cool
No staring at the clouds
I must stay on the ground
In clusters of the mice
The smoke is in our eyes
Like babies on display
Like angels in a cage
I must be pure and true
I must contain my views
There must be something else
There must be something good
Far away...
Far away from here...
Far away...
Far away from here...
And I'll be here for good.
For good".

"No guarantee"


"Have you ever felt lonely?
Have you ever felt lonely?
Have you ever felt kicked inside,
Kicked inside for nothing?

Have you ever felt needed?
Have you ever felt needed?
Have you ever felt peace of mind
In every small endeavor?

I want you back
No guarantee forever
Still I want you back
I can lose and I can find,
I can think there's always something better

Have you ever felt lonely?
Have you ever felt lonely?
Have you ever felt sick and tired
Sick and tired of wandering?

Have you ever felt needed?
Have you ever felt needed?
Have you ever revealed yourself
And sent it off in a letter?

I want you back
No guarantee forever
Still I want you back
I can lose and I can find,
I can think there's always something better

Still I want you back
I can lose and I can find
I can think there's always something better

I want you back,
No guarantee forever
Still I want you back
I want you back
No guarantee forever
Still I want you back
I want you back."

lundi 16 août 2010

Les choses se précisent... enfin, c'est une vague impression !

Magnifique contradiction dans le titre de l'article ! Ce que je veux dire c'est que je rentre dans le vif du sujet quant à mon avenir sans savoir vraiment si je vais pouvoir tout mettre au clair.

1/ Après 3 semaines où je me serais trimballé (seul) des affaires d'un appartement (Monts) à un garage (Poitiers), cet après-midi je déménage les gros meubles. Il a presque fallu que je me mette à genoux, me roule par terre, pour que l'on daigne me concéder une demi-journée (même pas) afin de m'aider. C'était comme arracher une dent à ma sœur, j'ai eu l'impression de demander le plus grand des services, genre "filez-moi de la moelle épinière, je sais que l'opération est risquée mais ça m'aiderait à survivre". Bon, c'est sûr que j'ai pris pour habitude de déménager tous les 2 jours et qu'à force, à demander autant, je dois agacer tout le monde... d'autant plus que, hein, tout le monde déménage tout seul, c'est connu. Je suis le seul grand con sur la planète qui n'arrive pas à déménager tout seul, alors que porter des meubles sur le dos, quand on n'est pas fainéant, c'est pourtant pas midi à quatorze heures... puis faut pas ennuyer les gens pendant les vacances parce que hein, pendant les vacances ils se reposent... puis comme en dehors des vacances ils travaillent, ben on peut pas les embêter parce qu'ils travaillent... résultat : j'ai fait tout seul en 20 jours ce qui pouvait être torché en 2 jours et demi si j'avais eu un peu d'aide. Le plus drôle c'est quand on me voyait revenir avec mes cartons/poches plein(e)s et que je disais "est-ce que tu peux m'accompagner demain pour virer des trucs ?", on me regardait de travers, presque outré... je suis fou de demander un coup de main !!!  Après on me dit que je m'organise mal : je confirme... c'est très dur de tout faire tout seul, tout simplement. J'ai le dos en miettes et je me demande comment je vais me taper les kilomètres jusqu'en Espagne sans y laisser une vertèbre. Donc, un conseil : pour demander de l'aide il faut trouver un créneau qui ne soit ni pendant les jours de boulot ni pendant les jours de repos des autres. Je vous laisse faire les calculs, vous me donnerez une solution. Les seules à m'avoir proposer un coup de main sont des gens qui habitent à plus de 200 bornes de chez moi et ce sont tout le temps les mêmes... ceux compris entre 0 et 15km, c'est manifestement trop dur.



2/ Mercredi matin je pars à Huesca (si mon dos tient le coup !) pour faire la paperasse et surtout tenter de me trouver un toit là-bas. C'est ça le plus chaud à faire... une fois cette épreuve passée, je pense que je respirerai un peu plus. Là encore, comme dit 20 000 fois précédemment, ça va être encore une belle épreuve solitaire. Ben oui : les gens sont en vacances...etc...etc. Ils ont sans doute peur que, pour une raison ou une autre, je leur demande des trucs impossibles style : "tu peux me trouver l'appart' tout(e) seul(e) à ma place, faire les papiers à ma place, payer l'essence à ma place, moi je vais aller me promener dans la montagne". A la base, je voulais juste une présence, quelqu'un avec qui discuter le bout de gras sur la route et sur place. Mais même ça, manifestement c'est impossible. Cela vient sûrement de ma sale habitude de m'installer là aussi tous les 10 jours en Espagne, ça a dû souler mon entourage à force. Je quitte si souvent le pays que c'est devenu un peu ce qui me définit. Alors en plus si je me plains d'avoir mal au dos : l'enfer que je serais !!! Je suis le seul tartempion à penser que s'installer à l'étranger c'est un peu de stress et que pour le faire un peu passer c'est cool d'avoir un peu de monde autour de soi. Mais le thème de l'année c'est "démerde-toi tout seul mon connaud, nous on continuera à faire semblant". Donc oui, jusqu'au bout...

3/ Après cet aller-retour de 1500 bornes, ce sera ma dernière semaine en France. Bon, là aussi ça va être coups de fil, petites démarches, et papiers à profusion pour boucler les affaires (notamment un dernier aller-retour entre Poitiers et Monts l'état des lieux de sortie de mon chez moi à Monts, les compteurs gaz et électricité à boucler, se renseigner sur les banques, les assurances et tout le toutim en fonction de ce que l'on m'aura dit en Espagne...). Si je ne suis pas mort de fatigue, d'énervement ou de stress, le 28 août j'ai le mariage d'une amie à Bergerac et j'ai envie d'y aller pour lui faire plaisir. Puis, si j'ai le temps, aller faire une bise aux anges-gardiennes corréziennes à qui je dois beaucoup de ne pas être devenu complètement fou cette année. Ensuite, départ définitif pour l'Espagne, quoi qu'il en soit, même si je n'ai pas trouvé d'appart' car je commence le 1er septembre là-bas.

J'adorerais arrêter de me plaindre, franchement... mais vu comme les choses se présentent à chaque fois, c'est vraiment dur de faire autrement. 

dimanche 15 août 2010

"Moorestown"

"Her window looked out on North Church Street
An attic space overgrown
A photobook of smiling friends
Road maps, New York, Los Angeles
Her walls are Mediterranean blue
Her baby sister picked the hue
Saltwater taffy, Jersey shore
Blue like the fingernails she wore

The house is not far from the school
Her mom taught on the Hudson
Her dad's guitar sings open tunes
Reverberates up through the floor
Our love grew more one summer there
We'd spend our days just driving round
Old parking lots and neighborhoods
Are framed and charmed in Moorestown

I followed her across the Earth
Through parks in London, coasts of Perth
Newport, Kentucky and New Orleans
We shared a million lives it seems
I slept with her so many nights
We moved together heavenly
So close the North Pacific slept
You too were once beside me

She moved away to Williamsburg
Her eyes sad eye were waving
My thoughts will pause, my throat will swell
When her name is spoken
And looking past the cold, long sea
I cannot bear to wonder now
If the cascading soft lights
Are glowing for us in Moorestown
Are glowing for us in Moorestown."

L'ambiance à vif - XLVI

© p.o.v.

Instantané brennou (et presque) - XIV

Le moins que l'on puisse dire c'est que c'était toujours calme au Blanc, surtout quand la température commençait à descendre. C'est ce qui faisait à la fois le charme et le drame de cette ville.

 Le Blanc (Indre, Centre, décembre 2007) © p.o.v.

"The smoke will lead you home"

Cela n'est pas faux.

vendredi 13 août 2010

Instantané d'ailleurs - LXXVIII

Piaf, le chant perdu... sur la côte d'Emeraude nous avions fait une balade en bateau et c'était bien sympathique. Sur quelques rochers se posaient les bestioles pour nous accueillir à grand coup de "grooooa grooooa grooooa" et s'envoler de peur...
 Un des rochers de la Côte d'Emeraude (Ille-et-Vilaine, Bretagne, août 2008) © p.o.v.

lundi 9 août 2010

"Volcano"

Serge Teyssot Gay dans tout son génie... il bidouille les sons de sa guitare pour les transformer tantôt en instruments de percus, tantôt en violoncelle, tantôt en 'je ne sais pas quoi'... bref tout ce que l'on entend là c'est de la guitare... quand en plus il assène un texte aussi beau avec une voix d'une telle couleur, c'est juste magnifique.


"Zone of haze
rolling waves
deeply breathe
exile
not a trace
gluey rain
flying in circles
rumbling noise
swelling sky
sulphur mine

upon the world
a crowd of shapes curved lines, imagined demons
listen to the falling wind
into the ocean

The air is cold
tremors are over
a dog is dreaming
of a panther moving in dark stretches
a snail has come to a stop

upon the world
a crowd of shapes curved lines, imagined demons
listen to the falling wind
into the ocean."


Dernière semaine tourangelle

Voilà, après presque deux ans dans le coin, je vais enfin quitter la Touraine, Monts et Tours.  Encore à peu près une semaine, et pschitt... Cela restera l'endroit d'un long trou noir, une année pénible au boulot mais socialement riche suivie d'une année pauvre et destructrice. Normalement quand on vit en Touraine on se doit d'y apprécier le savoir-vivre, entre les châteaux, les belles cités, les bords de Loire...etc. Certes, les environs sont jolis mais j'ai appris à mes dépens que le paysage n'est absolument rien sans quelques bulles pour l'animer. Les châteaux sont majestueux, j'ai dû en visiter une quinzaine sur ces 24 derniers mois (enfin à vrai dire, j'en ai visité les 90% dans les 12 premiers), les habitants plutôt sympas, les rues accueillantes et chargées d'histoire... seulement moi je n'ai rien mis dans ces rues, si ce n'est beaucoup de peine la deuxième année au point de ne plus être capable de reposer les pieds dans le centre-ville de Tours entre janvier et juin. La dernière fois que j'ai remis les pieds en centre-ville de Tours oui, ça faisait presque 6 mois que j'y étais pas allé, depuis fin janvier. Autant dire le ressenti bizarre que j'ai eu à discuter dans les rues de la ville avec une pote venue me voir à l'été naissant. J'étais complètement perdu alors que j'y trainais très souvent encore dans ma première année sur place. Comme si refouler les pavés de la ville c'était pervertir les quelques bons souvenirs que j'en gardais. Il m'était insupportable de marcher dans des lieux où restaient des traces des bonnes choses. Je suis devenu un étranger à la ville, près de chez moi. D'ailleurs, vous aurez remarqué que je n'ai jamais pris une photo de Tours par exemple (j'ai dû, si, en prendre à mon arrivée, genre en septembre 2008)... et pourtant la ville est belle, typiquement française et typiquement de Touraine. Mais je ne sais pas, remarcher dans les rues c'est un vrai calvaire. J'avais essayé de m'y promener seul en avril, j'étais perturbé, je n'arrivais pas à faire plus de 100m dans la ville avant de remonter bourré d'angoisse(s) dans ma voiture. J'en suis devenu allergique. Dans cette ville, dans ces lieux, dans les rues, il y a eu comme une magie pervertie. Je suis d'autant plus soulagé de me dire que très probablement je n'y mettrai plus les pieds de ma vie... Tours, Monts ont été mes prisons, je n'ai plus envie d'y revenir. Malgré tout, pour ceux qui ne connaissent pas la ville, je mets une vidéo ci-dessous : je l'ai visionnée, ça m'a fait un drôle d'effet, le même que mon "retour en elle" au mois de juin.
Bye, bye Tours... Bye bye Monts... comme une belle histoire possible qui s'est transformée en cauchemar... enfin je te quitte. Y, ¡ Viva España !

"Iparroratza"

Bon, faut se mettre à la langue basque pour comprendre ce que chante Lisabö, groupe d'Irún. Le basque, langue ô combien compliquée, est basé sur des suffixes grammaticaux selon le cas... un bonheur à apprendre et une sacré gymnastique de l'esprit... le chant en basque plus la musique étrange, on navigue en plein exotisme : j'adore !



"Negua luze doa iparraldean ta fruitu arbolek loratu nahi baina ezin, neguak dirau. Zu nahi zaitut baina ezin neguak dirau berotu ezinik. Idortea luze doa hegoaldean eta lurra ernaldu nahian baina ezin idorteak dirau. Zu nahi zaitut baina ezin idorteak dirau edan ezinik. Euriak, euriak ekialdetik eta suak, suak mendebaldetik. Gaur, ez datoz bat, behar eta nahiak. Ez dago bide samurrik gainbeheran esan zenidan, ez dago bide samurrik gainbeheran eta berriz ere erori nintzen aurrera egin nahian irudiak flashan etortzerakoan. Ez dago bide samurrik gainbeheran errepikatzen zenidan, ez dago bide samurrik gainbeheran guztiona horrela ei da, badakit, baina niri, nireak nau ardura eta zuk berriz ez dago bide samurrik gainbeheran. Zeruko ateak astindu nituen eta lurrera amildu nintzen. Zerua ez da existitzen eta ni ez nintzen momentu hortan existitzen ere, une zehatz horretan. Hutsunea luze doa gurean eta nik zu nahi zaitut baina ezin, hutsuneak dirau gurak antzutuz".

dimanche 8 août 2010

L'ambiance à vif - XLV

© p.o.v.

Instantané d'ailleurs - LXXVII

Un des paysages du Ménez-Hom (petite montagne du Finistère d'une hauteur de 350m), sur les hauteurs on prend bien le vent et l'on peut profiter de magnifiques panorama... à l'arrière-plan, ce n'est pas le ciel que l'on voit mais la mer...
Ménez-Hom (Finistère, Bretagne, août 2009) © p.o.v.

samedi 7 août 2010

Instantané d'ailleurs - LXXVI

Au sommet de la petite "Montagne du Prieuré" dans le Plas ar Horn à Locronan, on trouve cette petite chapelle... et du sommet de la petite montagne (en fait une petite colline pas bien haute !) on peut avoir quelques points de vue superbes (sur la baie de Douarnenez notamment) même s'il faut être flexible, se contorsionner pour avoir cette récompense !!
Chapelle dans le Plas ar Horn à Locronan (Finistère, Bretagne, juillet 2009) © p.o.v.

"Take on me"

Après Nadja et ses guitares bourdonnantes, voilà une autre reprise d'un standard de la pop de chez A-Ha. Avec le tube qui les a fait connaître, un peu à la manière du groupe Nouvelle Vague, Anni B Sweet (une jeune et jolie espagnole) nous présente une jolie version sucrée et acoustique du morceau. Même s'il y a rien de moins original que de reprendre ce titre (et de cette façon), il faut reconnaître que ça sonne très bien.

La version d'Anni B Sweet :


La version originale de A-Ha (et son mythique clip, que les trentenaires connaissent par cœur) :

Mes essentiels : Cocteau Twins - "Victorialand" (1986)


"Victorialand" fait partie de ces albums qui, comme on le dit, "mettent une baffe". Bon, je suis très fan des Cocteau Twins, je n'en ferais aucun mystère (oui, on a les mystères qu'on peut... n'étant ni espion, ni transsexuel, je ne vais pas m'inventer des vies extraordinaires). Cela dit c'est une histoire relativement tardive que j'ai eue avec ce groupe. Vu qu'il se sont formés à la fin des 70's/début 80's, j'aurais l'air d'un jambon si je disais que je suis un fidèle de la première heure en étant né en 1977. Je n'ai d'ailleurs pas été là même pour la deuxième heure. Non, les Cocteau Twins, je les ai découverts à la fac, au milieu des années 90 juste avant qu'ils ne se séparent. J'écoutais Lush, un groupe féminin de shoegaze qui chantait aigu, et un pote italien de la fac me disait sans cesse "roooh, mais Lush c'est du sous-Cocteau Twins ! Tu ferais mieux d'écouter ça...". Je dois avouer qu'il me cassait les bonbons avec ses Cocteau Twins (quel nom de groupe débile !) si bien que par esprit de contradiction je faisais bien exprès de ne jamais écouter une seule chanson dudit groupe. Je me rappelais pourtant que mon frère avait des 33 tours d'eux mais je n'avais jamais posé les oreilles dessus. Puis bon, hein, la curiosité sans doute... j'ai écouté et même acheté, presque en cachette, une sorte de compil' du groupe et j'ai purement et simplement détesté. Ce qui me rassurait en partie car j'allais pouvoir en mettre plein la tronche à mon pote italien sur ce groupe bizarre qui avait une chanteuse qui me vrillait  les tympans.
En effet, la voix de Liz Fraser me cassait les oreilles, je la trouvais même oppressante. Il y avait en plus dans sa façon de chanter quelque chose de "posiste", esthète, voire arrogant que je n'aimais pas. Cela me faisait penser à du sous-opéra, moi qui n'aimais pas les cantatrices dont le chant rappelle plus la performance sportive que l'art, à mon sens. Bref, une première approche du groupe plus que mauvaise. D'ailleurs, il n'est pas rare que quand j'en fais écouter à des profanes on me regarde avec des grands yeux pour me dire "Putain, elle me vrille les oreilles là... c'est laid, c'est bizarre". C'est une réaction normale, saine, pour qui vénère Muse (oui, je n'aime toujours pas), Metallica, Renan Luce, NTM, Les Ogres de Barback ou Dick Annegarn. Mais, hein, l'intérêt de la musique c'est aussi de se frotter à des choses qui nous résistent (cf pour Diabologum, j'ai déjà servi la même soupe). Donc, je ne me suis pas senti abattu par le truc bizarre qui dégueulait dans mes oreilles... ce qui était dommage parce que musicalement, en effet, ça faisait penser à Lush. Rien de plus normal puisque le producteur, le fabriquant du son que j'aimais, des deux premiers albums de Lush était en fait Robin Guthrie, le leader des Cocteau Twins. Du coup, ben on se dit que l'esprit de contradiction doit avoir ses limites et qu'il faut repartir sur les champs de bataille sonores. Peu à peu, comme on s'habitue à un voisin, on s'habitue à ce chant strident, surétudié, très travaillé et l'on apprécie les compos. Au fur et à mesure, on se rend à l'évidence que Liz Fraser a une voix extraordinairement pure, cristalline et puissante. Le tout sous-tendu par des sons, des ambiances, oniriques il n'en fallait pas plus pour que je succombe et que, une par une, les chansons du groupe me fassent effet (façon de parler). Très vite après cette révélation, j'ai acheté tous les albums, du premier au dernier, que j'ai tous appréciés avec une préférence pour la période 1985-1990 du groupe. C'est en effet à ce moment-là que Cocteau Twins donnait sa pleine mesure, notamment Liz Fraser au chant.
"Victorialand" est sorti en 1986, c'est l'album le plus épuré du groupe, quasiment entièrement acoustique. De fait, la grosse machine du studio a tourné un peu moins, les effets et autres filtres ont été plus subtils, voire mis de côté, pour centrer le propos sur les compos et la voix de Liz Fraser. C'est l'album le plus sobre des Ecossais en terme de production, Robin Guthrie s'est retenu. Alors quand on écoute "Victorialand", on se retrouve un peu en l'air, suspendu, léger. On est sinon bercé par la voix de cristal, soulevé par celle-ci. On retrouve indéniablement la patte du groupe (paroles incompréhensibles, titres de chanson bizarres, pochette étonnante, son froid et enveloppant...etc) mais il y a quelque chose de différent. Les ambiances sont suggérées plus que "plaquées" de façon autoritaire comme dans l'album précédent "Treasure" (superbe au demeurant). Tout prend une sorte d'envol... cela est sûrement dû aussi à la consultation de piliers du mouvement ambient tel que Brian Eno en terme de production justement. L'album est une ribambelle de moments sublimes, de paysages musicaux... franchement on a des images en tête quand on écoute ce genre de musique. On a le droit à neuf morceaux dont émanent à la fois une vraie beauté et un mystère dont on ne connaît pas vraiment la nature. L'album s'ouvre sur un "Lazy Calm" qui donne le ton, morceau joliment cotonneux, qui fait la part belle aux instruments puisque Liz fraser n'apparaît que par touchettes impressionnistes au milieu du morceau. Plus tard, comme troisième morceau, "Throughout the dark months of April and May" (ci-dessus) ajoute un peu de noirceur à la quiétude, le chant devient presque mystique, les accords de guitare cristallins tombent comme une petite grêle et l'on se retrouve - pris dans les arpèges - avec une chanson circulaire très onirique. Le morceau qui lui succède, "Whales trails" est en contraste total, Fraser se fait sautillante alors que la musique retrouve des couleurs plus rassurantes. "Oomingmak" (ci-dessous) est une ritournelle presque enfantine, aérée, joyeuse, dont on ne comprend rien aux paroles qui s'entremêlent mais qui suggèrent tout un tas d'images. Surprenant. "The thinner the air" (en début d'article) vient clôturer le tout, le voyage, et nous faire regretter que cet album soit si court. C'est bien là, à mon sens, le seul défaut de ce chef-d'œuvre.

Les divergences du je - XXIV

La tête d'ahuri c'est fait exprès, je rassure, au cas où... marrant parce que l'amour inconsidéré que j'ai pour moi a fait que toute l'année j'ai pris des autoportraits et le changement est parfois flagrant quand on compare deux périodes... la première photo a été prise dans la journée, la deuxième vers la fin septembre, quand je perdais 5 kilos en 10 jours... comme quoi. Finalement je me dis que très peu m'ont vu avec ma tête d'aujourd'hui et très peu avec ma tête de septembre... mais c'est bien moi sur les deux photos !
 Autoportrait, 6 août 2010 © p.o.v.
______

Autoportrait ('y a de la joie), septembre 2009 © p.o.v.
(je m'estimais déjà chevelu à cette période...)

jeudi 5 août 2010

Instantané d'ailleurs - LXXV

Narbonne (Aude, Languedoc-Roussillon, avril 2006) © p.o.v.

L'ambiance à vif - XLIV

© p.o.v.

"El sur"

"Le sud"... mais c'est pas Nino Ferrer... :-)


"Si yo algún día te pierdo
Contra el destino yo lucharé
Que no lo aguanta mi cuerpo
Lo frío de un mundo sin volverte a ver
Y llórale al pájaro muerto
Volando me iré para el infierno
Donde viven desconsolados
Los que de ti se han alejado
Y llórale al pájaro muerto
Y llórale al pájaro muerto
El que yo nunca seré."

mercredi 4 août 2010

"Deaf"

Un groupe français (avec un ex-M83), de la pop/rock électro raffinée. Leur premier mini-album, "You never did anything wrong to me", vaut la peine qu'on y laisse trainer les oreilles.

Instantané d'ailleurs - LXXIV

Ce moulin cavier, le moulin de la Tranchée, est situé sur les toutes premières terres du Saumurois, en Anjou, dans la commune de Montsoreau toute proche des dernières communes de Touraine. Il est placé dans un cadre agréable, sur une petite colline, qui surplombe les villages avoisinants. 
 Moulin de la Tranchée à Montsoreau (Maine-et-Loire, Pays de la Loire, septembre 2009) © p.o.v.

Instantané d'ailleurs - LXXIII

A chaque fois que je vais sur Paris, et c'est quelque chose de plutôt rare, je n'ai jamais vraiment le temps de prendre des photos bien que la plupart du temps j'aie toujours mon appareil à portée de mains. Du coup, j'en prends environ 4 à chaque fois et ce sont des photos relativement touristiques alors que la ville a bien d'autres charmes à révéler que les ponts, les monuments connus et vus des millions de fois. C'est toujours un peu de frustration que de ne jamais avoir pris vraiment le temps de me dire sur une journée "allez, là tu te fais un jour spécial pour les prises de vue", pour prendre mon temps, explorer et ressentir les choses (ouh la, ça ça fait bien phrase d'artiste à deux balles). Du coup, mes photos de Paris restent d'une platitude quasi extrême... faute de temps, faute de le prendre.
Ah... les ponts de Paris ! (Paris, Île-de-France, juillet 2009) © p.o.v.

"Spiracle"

mardi 3 août 2010

Instantané de Touraine - XXXIII

La Chapelle-aux-Naux (Indre-et-Loire, Centre, novembre 2009) © p.o.v.

Instantané d'ailleurs - LXXII

La cité fortifiée de Carcassonne est un des joyaux du pays, c'est vrai que lorsque l'on se promène à l'intérieur on ressent un petit quelque chose, une sorte de "vent de l'histoire" et on commence à laisser divaguer les pensées à du "comment ils faisaient en ce temps-là pour...". L'ensemble est très bien conservé (car constamment restauré) et très imposant... on ne peut que s'émerveiller à penser le temps qu'il aura fallu pour édifier, bâtir, construire, chaque tou, chaque mur. D'habitude le lieu est bondé de monde, d'après les témoignages que j'en avais eus, mais j'ai eu la chance en 2006 de pouvoir visiter la cité alors qu'elle n'était pas trop fréquentée (en moyenne saison ça va encore). Bref, un beau détour à faire pour tous ceux qui se déplaceraient dans le sud de l'hexgone.
 Dans la cité fortifiée de Carcassonne (Aude, Languedoc-Roussillon, avril 2006) © p.o.v.

L'ambiance à vif - XLIII

© p.o.v.

A la poubelle, allez hop !

Suite à ma grande colère du moment pour tout un tas de choses (comme dirait Ségo Royal : "je ne suis pas énervé mais en colère, une colère saine") je décide de faire le ménage symbolique de tout un tas de choses. Déjà il y en a qui continuent de m'envoyer des mails alors que je leur ai dit que je ne les lirai plus ni ne leur répondrai, ils se donnent de la peine pour rien : quand je vois leur nom dans les entêtes, je balance direct à la poubelle. Dommage, peut-être avaient-ils des révélations à me faire, des trucs à demander, un besoin soudain de m'épauler... tant pis pour eux, je les méprise. Surtout que moi j'étais là pour lire leurs suppliques, les affres turbulents de leur vies compliquées et miséreuses à côté de mon moral flamboyant de rat dans sa cellule, ils avaient besoin de conseils en me graissant la patte, m'affublant çà et là des qualités de grand sage... mais au moment moi d'avoir peut-être un fil d'humanité à tirer depuis eux vers moi, ils ont fermé boutique, volatilisés. Donc, ils sont symboliquement morts pour moi. Pourtant ça fait déjà deux ou trois fois que je ne réponds pas, ils insistent : les naïfs... ils ne connaissent pas mon degré de rancune, de rancœur et l'estime que j'ai de moi, proportionnelle au mal que l'on me fait, au mépris, à l'indifférence, l'oubli que j'ai inspiré et/ou ressenti. C'est dire.


Autre étape symbolique : l'effacement définitif de numéros de téléphone dans mon répertoire (de portable, papier...etc). Adieu chiffres du bonheur que j'ai tant attendu de voir s'afficher sur mon téléphone alors que j'en crevais de besoin. Comme je ne réponds jamais à un numéro que je ne connais pas, sur mon portable, et bien je ne répondrai plus à ceux-là aussi. Pareil, ils pourront insister, hurlant des "au secours" ou des "pardon", ils n'auront qu'à aller crever sans moi et dans ce cas précis je souhaite qu'ils souffrent beaucoup si c'est possible. Quelque chose du genre de l'agonie, je demande pas grand chose. Je ne pardonne rien moi, je suis comme ça. Quand quelqu'un fait partie de ma sphère, je peux tout donner, jusqu'à mon dernier slip (!)... quand on en part, c'est pour toujours. Et je me sens si léger de faire tout ça, si content de ne pas être fin et de m'autoriser ça, un peu d'acidité dans le comportement, un peu de grincement. La lassitude du trop bon, trop con, trop à l'écoute sans jamais être entendu, c'est terminé. Que les gens crèvent avec leurs problèmes, peu m'importe. Du coup ma carte SIM respire, je dois avoir 5 numéros qui se battent en duel maintenant !! Certains pourraient dire qu'être si dur, si "méchant", ne me ressemble pas, que c'est idiot. Je dirais que c'est vrai mais que maintenant c'est trop tard et ils sont loin les jours où je pourrais redevenir "comme avant". On sent bien que j'en retire une forme de fierté, ce n'est pas faux. La colère est énergie, l'abattement non.

"Beds are burning"

L'originale et la reprise... dans le cas de la reprise on peut parler de massacre, de "mélodicide", de blasphème. Je savais depuis longtemps que les frenchies de Black Bomb Ä était probablement à la fois le plus risible et le plus mauvais groupe du monde (pas besoin d'aller vérifier tous les groupes du globe : personne ne saurait les surpasser !) mais donc il fallait des preuves. Un peu quand on a une étoile Michelin, il faut justifier les honneurs de pire groupe de la planète par un joyau inaudible, une claque dans la tronche de nos oreilles et ils ont choisi de mettre la quintessence de leur "art" dans cette reprise des Australiens de Midnight Oil. Je rappelle qu'à la base, dans les années 80, la chanson de Midnight Oil était une chanson engagée qui défendait la cause des aborigènes à qui l'État avait volé les terres. Black Bomb Ä nous a transformé ça en une chanson de "méchants" (c'te bonne blague) façon Minus et Cortex sous acide, des presque quadras en baggy shorts qui se la jouent terreur et vendent des DVD chez Leclerc. Une horreur qui sacrifie le but magnifique de la chanson originale sur l'autel du rien, du nase. Quand on écoute la reprise on a l'impression d'une bande de tueurs en série bras-cassés gonflés à l'hélium et prêt à tout casser. Dire que j'ai failli me fâcher avec un pote (de presque 35 ans) qui trouve que Black Bomb Ä sont des génies... bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, certes, mais il y a une limite à tout. C'est comme comparer Bézu à Mozart et dire qu'au final il y a match... (et, à la base, je ne suis pas un fan de Midnight Oil mais c'est un pogrom musical ce qu'ont osé faire nos méchants pour ados rebelles).

Donc, la chanson originale :


Puis la méprise, euh "reprise" de Black Bomb Ä (et c'est français ça madame... j'ai mal pour ces pauvres aborigènes) :

(oui, le mec au chapeau est insupportable... quoique le chauve est bien ridicule aussi à donner des coups de poing dans le vide)

lundi 2 août 2010

Instantané d'ailleurs - LXXI

Une rue dans Loches (Indre-et-Loire, Centre, août 2006) © p.o.v.

dimanche 1 août 2010

L'ambiance à vif - XLII

© p.o.v.

Instantané d'ailleurs - LXX

Abbaye de Saint-Savin (Vienne, Poitou-Charentes, mars 2007) © p.o.v.

"I'm going to Spain"

Une chanson de circonstance pour ce qui me concerne (enfin, si j'arrive à y aller !). Au départ c'est une chanson bizarre d'un inconnu (enfin pour moi), Steve Bent, qui a été reprise par les géniaux post-punks de The Fall en 1993 pour donner une belle chanson pop tout en à peu près (j'adore le chant à l'arrache !)... je mets les deux, mais celle avec le drapeau espagnol (l'originale), bien qu'elle rappelle le sucre des années 70, est assez pénible à l'écoute.

La version de The Fall :


"I've sold my car, thrown in my job, I'm 34 years old
I think it's time I saw the world, and not Australia
I've sold my car thrown in my job I'm 34 years old
I think it's time I saw the world coz I hate the cold and rain and grey

I'm going to Spain
Cousin Norman had a real fine time last year
He said it doesn't rain
I hope I can quickly learn the language yeah
I hope I can quickly learn the language

And the factory floor presented me with some tapes of Elton John
I hope it might keep me company but I hate the goo- goo-goo-goodbyes
Coz I'm going to Spain
Cousin Norman had a real fine time last year
I hear it doesn't rain
I hope I can quickly learn the language yeah
I hope I can quickly learn the language yeah

My mother cried last Friday night
When I said that I'll be gone
She packed it up, and then cashed in her premium bonds
And I'm going to Spain
Cousin Norman had a real fine time last year
They say it doesn't rain
I hope I can quickly learn the language yeah
I hope I can quickly learn the language

I'm going to Spain
I'm going to Spain

Better rate culture there boy

I'm going to Spain
Cousin Norman had a real fine time last year
They say it doesn't rain
I hope I can quickly learn the language-eh."

_____

La version originale, pour le moins étrange, de Steve Bent :