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lundi 13 septembre 2010

"Sur le capot"

Magnifique morceau de Fulbert qui mélange pudeur, lyrisme et sensualité. La voix accidentée du chant ajoute un vrai petit quelque chose en plus. Au creux de l'hiver je savais la jouer à la guitare, puis j'ai tout oublié... va falloir que je m'y remette.


"Sur le capot encore chaud j'aligne
les vestiges des beaux jours, les signes
qu'il ne laissait apparaître qu'à moi
soumis aux montées de sève sans voix.

Du creux du ventre au bout des seins
déferlait l'impétueux torrent
Saccageons les beaux sous-vêtements
dont je me parais à dessein.
Du creux du ventre au bout des seins
déferlait l'impétueux torrent
Saccageons les beaux sous-vêtements
dont je me parais à dessein.

Sur le capot refroidi j'efface
les cendres de cet amour, les traces
de gibier sur le grand tapis de neige ;
Sur mon lit poussent les perce-neiges.

Et dans ce corps inhabité
déferle à présent le silence
de cet hiver immaculé,
mon Dieu je baise avec l'absence !
Oh, dans ce corps inhabité
déferle à présent le silence
de cet hiver immaculé,
mon Dieu je baise avec l'absence..."

dimanche 30 mai 2010

"La belle inutile"

"Trop nombreux sont ces jours où l'on passe son tour
Où le corps s'ankylose et la bouche reste close
Trop rares sont ces heures où l'on oublie la peur
Où cette bon dieu d'angoisse à la joie cède sa place.

Et souffle, souffle petit vent chaud
Redonne-moi le goût des mots
Dans cette paresse où je me vautre
Souffle-moi donc l'envie des autres.

Trop nombreux sont ces soirs où le néant s'impose
Où je préfère m'asseoir à défaut d'autre chose
Trop rares sont ces heures où l'on tient son humeur
Dans ces mains enfin capables de rester un peu aimables.

Et souffle, souffle petit vent chaud
Redonne-moi le goût des mots
Dans cette paresse où je me vautre
Souffle-moi donc l'envie des autres.

Et souffle, souffle..."