Affichage des articles dont le libellé est muzikispanik. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est muzikispanik. Afficher tous les articles

lundi 14 juin 2010

Autant que la Belgique, la musique hispanique c'est fantastique - IV

Klaus & Kinski est un groupe espagnol de Murcia (au sud-est de l'Espagne) qui est difficile à étiqueter tellement ils s'exercent dans des styles variés comme la pop naïve, le rock, des ambiances plus électros, des morceaux folk, d'autres inspirés de la tradition espagnole...etc.
Bref, cela semble être un atelier permanent à bonnes idées et à recherche contre l'ennui. Je donne 3 exemples de cette variété avec "Ley y moral", "El rey del mambo y la reina de Saba" et "Nunca estás a la altura".
Encore une fois je trouve que le chant en espagnol apporte un certain exotisme à ce genre de musique. La musique indé espagnole est très ancrée dans une sorte de fraicheur pop, les groupes qui ont le plus de succès sont ceux qui assument une certaine naïveté, une légèreté... ils sont d'ailleurs très influencés par la pop française des années 60 (la frange France Gall ou Françoise Hardy) et des compositeurs comme Gainsbourg.

dimanche 13 juin 2010

Autant que la Belgique, la musique hispanique c'est fantastique - III

3ème levée de mes envies de faire découvrir ce qu'il se passe dans les pays hispanophones au niveau de la musique. Madee est un groupe espagnol qui chante en anglais dont j'ai déjà posté plusieurs morceaux sur le blog. Le groupe n'existe plus officiellement aujourd'hui, le leader a commencé un nouveau projet folk rock en chant espagnol, The New Raemon, dont je parlerai plus tard.
 Madee
C'est du rock indé, qui était plus difficile d'accès (quoique) pour les premiers albums mais avec un sens aigu de la mélodie déjà, les derniers albums étant plus dans une tradition rock/poprock de certaine allure. A mon sens Madee n'a pas grand chose à envier, selon les morceaux, à des groupes comme Coldplay ou U2.

samedi 12 juin 2010

Autant que la Belgique, la musique hispanique c'est fantastique - II

Dans la série articles où je m'entête, je continue donc sur la musique hispanique... hier j'avais parlé d'un groupe espagnol qui avait tout d'un groupe anglo-saxon (ou belge, c'est selon) mais qui chantait en espagnol. En hommage au match de coupe du monde contre l'Uruguay livré par les Bleus hier, j'enchaîne avec un groupe uruguayen qui s'appelle El Cuarteto de Nos (que l'on pourrait traduire vaguement pas "Le Quartet de Nous-Mêmes"). Le rock est une musique qui fonctionne bien dans ce pays, il y a de très nombreux groupes de vraie qualité, parfois issus de la bourgeoisie d'ailleurs. Oui, l'Uruguay est souvent pris pour le pays bourgeois d'Amérique Latine, on l'a souvent surnommé "La Suisse d'Amérique du Sud"... le pays est très secret, il y a eu une dictature sévère dont on ne sait presque rien en comparaison avec celles plus "connues" d'Argentine et du Chili. Bref, ce côté un peu "à l'écart" se ressent aussi dans la production musicale et artistique du pays. Très proche culturellement de sa voisine Argentine, l'Uruguay parle la même langue avec le même accent (on y parle un espagnol un peu différent qu'ailleurs, pas les mêmes conjugaisons par exemple...etc.). El Cuarteto de Nos est donc une formation rock mais qui fait dans le 3è degré, les textes sont super bien fichus et plutôt drôles, ça parle souvent d'une misère ou sociale ou psychologique mais avec tact et humour... le chanteur ressemble à John Lennon.
El Cuarteto de Nos

Je propose ci-dessous "Ya no sé qué hacer conmigo" (= "je ne sais plus quoi faire avec moi") qui est une chanson qui allie une certaine tradition musicale latina dans le couplet et un sens tout anglo-saxon saturé dans le refrain. Dans les paroles le chanteur décrit tout ce qu'il a fait dans sa vie, ses changements de cap personnels, ses contradictions...etc. De fait il répète à l'envi dans le refrain qu'il ne sait plus quoi faire avec lui-même vu qu'il a tout essayé. Le clip est juste fabuleux, rien que pour ça il vaut la peine d'être regardé.

vendredi 11 juin 2010

Autant que la Belgique, la musique hispanique c'est fantastique - I

Oui, on loue souvent - et à juste titre pour la plupart du temps - l'incroyable fertilité de la scène belge en matière de musique. En effet, nos voisins nous régalent à grands coups de Deus, Sharko, Girls in Hawaii, Mintzkov, Jéronimo, Hooverphonic, Vive la Fête voire Ghinzu et Soulwax (2 groupes que j'aime moins...). On me dit dans l'oreillette que j'aurais oublié K's Choice ? Euh... non... K's Choice pour moi c'est tout pourri et j'essaye de rester crédible. Bref, des groupes créatifs et plutôt bien perçus à la fois par la critique et le public, le tout dans des genres différents.

Et bien croyez-moi ou non, pour la scène hispanique (Espagne + Amérique latine) il se passe la même chose bien que cela paraisse moins évident comme ça. Cela tient d'abord à tout un cas de clichés habituels... bah ouais, hein, la musique hispanique c'est forcément ou les Gypsy Kings (qui sont français...), les chansons de camping, les crooners latinos ou le flamenco imbitable. Un cliché donc rassurant dont on n'a du mal à se défaire. Pourtant cette scène-là vaut la peine aussi. Elle ne bénéficie du même phénomène de "mode" que la Belgique. Pour plusieurs raisons d'ailleurs. En effet, pas mal de groupes espagnols assument le chant en espagnol là-où les Belges assument très rarement le chant en français ou en néerlandais (mais on ne saurait les blâmer sur le néerlandais !). De fait cela entraine un isolement "linguistique", presque "phonologique". Bien des Français - je connais le sujet - diront que l'espagnol c'est que du français avec des "o" ou des "a" à la fin des mots et que donc c'est facile à comprendre mais moche, d'autres diront que ce n'est pas une langue pour le rock. Moi je dis que ça se tient en quelque sorte (le deuxième argument, pas le premier qui relève d'une grave inculture) qu'en effet c'est chaud d'entendre rouler le "r" sur un bon vieux riff de guitare. Mais en même temps ça apporte une vraie originalité. Ensuite, tous les groupes hispaniques ne chantent pas non plus en espagnol, comme les Belges ils brouillent les pistes.

Déjà sur ce blog j'ai posté ou des chansons ou des vidéos de groupes hispaniques dans mon grand "combat" (hé, hé...) un peu perdu d'avance à vous faire découvrir des trucs d'ailleurs sans les clichés qui s'y rattachent. Mais je m'acharne et si un jour l'un d'entre vous a la curiosité de cliquer sur une des vidéos que je m'échine à trouver, j'en serais content ! On va voyager en Espagne, en Argentine, en Uruguay, au Chili...etc. Vous verrez qu'on est souvent loin de "El condor pasa", de la "Macarena" ou "Djobi Djoba"...

Dinero

Je commence par le groupe Dinero (ça veut dire "argent" en espagnol) qui nous vient de Madrid. Ils chantent en espagnol, c'est du rock indé qui n'a absolument pas à rougir en comparaison des habituels anglo-saxons ou des dandys de la patrie de Brel. Leur album éponyme est sorti il y a un an et contient quelques petites pépites faciles d'accès, spontanées. Ils chanteraient en anglais on pourrait leur prédire presque un avenir plus international. Vous remarquerez que même s'ils transpirent, ils "gèrent" pas mal en live.

Dinero - "Mentiras"