dimanche 26 septembre 2010

"Moonlight"

L'album "You are there" (2006) - d'où est issu ce titre - des Nippons de chez Mono reste pour moi le chef-d'œuvre absolu du postrock instrumental. Envoûtant comme les mantras du gourou de la plus belle des sectes. Et si je le redis tant pis : le concert du groupe de décembre 2006 à Poitiers reste un de mes plus grands souvenirs en terme de spectacle/frissons.

"Here comes your man"

Reprise d'une chanson des Pixies par Meaghan Smith... je ne sais toujours pas quoi en penser. Pas du tout une catastrophe mais absolument pas un chef-d'oeuvre non plus. La reprise garde l'esprit léger/2è degré de l'original mais perd un peu de la sueur et le côté "étudiant" fou-fou que j'aimais dans le morceau original. En somme c'est un peu plus policé, plus "tendance", rajeuni mais sans plus. J'ai envie de dire que la reprise est plus une chanson de fille (pas uniquement par ce que c'est une fille qui chante), on sent qu'après sa balade en vélo elle va soit faire un gâteau, soit finir ses activités de scrapbooking voire finir de regarder la 133è saison de "Desperate Housewives"... des trucs à la con, juste après avoir dit à son mec que le foot, le baseball ou le hockey c'est pour les cons puérils et qu'il serait temps de grandir. Ouh la, mais je m'égare, non ?


Et la chanson originale des Pixies (1989) avec le clip original (euh... dans tous les sens du terme !) :

jeudi 23 septembre 2010

Les divergences du je - XXV

autotronche, septembre 2010.

"I could have lied"


"There must be something
In the way I feel
That she don't want me to feel
The stare she bares cut me
I don't care
You see so what if I bleed

I could never change
Just what I feel
My face will never show
What is not real

A mountain never seems to have
The need to speak
A look that shares so many seek
The sweetest feeling
I got from you
The things I said to you were true

I could never change
Just what I feel
My face will never show
What is not real

I could have lied I'm such a fool
My eyes could never never never
Keep their cool
Showed her and I told her how
She struck me but I'm fucked up now

But now she's gone yes she's gone away
A soulful song
That would not stay
You see she hides 'cause she is scared
But I don't care
I won't be spared 

I could have lied I'm such a fool
My eyes could never never never
Keep their cool
Showed her and I told her how
She struck me but I'm fucked up now

I could have lied I'm such a fool
My eyes could never never never
Keep their cool
Showed her and I told her how
She struck me but I'm fucked up now."
 

mercredi 22 septembre 2010

Instantané d'Aragón - V

Voilà une image du centre de Zaragoza sur la Plaza de Nuestra Señora del Pilar avec la basilique comme symbole de la ville. Bientôt dans un article je vous raconterai comment je suis arrivé jusqu'à cet endroit. Ceux qui connaissent mon sens inné de l'orientation voient déjà où je veux en venir.
 Plaza de Nuestra Señora del Pilar à Zaragoza (Espagne, Aragón, septembre 2010) © p.o.v.

Internet en Espagne



Autant, ça peut être très pénible de s'expliquer à la police pour obtenir des papiers officiels, autant pour internet et de ce qui est de l'impatience, les Espagnols ont des années-lumière d'avance sur l'hexagone. Pendant plus de 10 jours j'avais honteusement profité de la box non sécurisée d'un voisin pour me connecter sur la toile mais ça n'a donc pas duré et je me suis retrouvé SAIF (sans accès internet fixe) une bonne semaine... bon, quand on a ni radio, ni télé, ni cd, ni livre et encore pas vraiment de relations sociales hors le boulot : on s'emmerde sévère ! Du coup il y a 3-4 jours j'ai fait les démarches pour avoir un accès. Et bien les techniciens sont passés, ont tout installé, et j'ai déjà internet à la maison moi qui pensais attendre minimum 15 jours (voire 3 semaines). Ouep, parce que dans mes contrées ça prenait du temps... là c'est limite service-minute : accès internet ADSL, ligne fixe en un tournemain. J'aurais même pu tout avoir au bout d'un jour si les mecs n'étaient pas passés pendant les heures où je travaillais. Bon... en revanche ça coûte plus cher qu'en France pour les mêmes prestations (ce qui coûte 30 euros en France, coûte 45 euros au moins en Espagne) MAIS comme nouveau client je ne vais pas payer plus de 9 euros les trois premiers mois... pas dégueu donc ! Je vais enfin aussi pouvoir me servir d'un outil essentiel pour me boulot (trouver des images, des chansons, des activités, échanger des idées). Puis, hein, me revoilà !

mardi 14 septembre 2010

Larguez-le (réponse du berger à la bergère) !

(ah, fallait pas me lancer : t'es malade !!)

Je sais, ce papier va déplaire à un pote... (et aussi à Nathalie je crois...) mais tant pis :D.

Hier, vu que j'habite de l'autre côté des Pyrénées, je ne suis pas allé voir Fabrice Luchini au Théâtre, dans sa lecture de Philippe Muray. Sans doute une magnifique performance de mémoire façon "Rain Man* des belles lettres" de l'ancien coiffeur**, impressionnant d'égocentrisme, navrant et pathétique. Je ne reviendrai pas sur son incapacité à m'intéresser qui le suit depuis bien longtemps.
En revanche, c'est une vraie machine à lire des livres cet homme-là, et sa culture n'a rien d'impressionnante dès lors qu'on l'aventurerait dans des domaines qu'il ne maitrise pas justement (la culture n'est pas que littérature/théâtre). Il n'est évidemment pas le seul, mais en tout cas le plus médiatique des jukeboxs à citations vivant.

Moi, assis très loin de la scène (les montagnes cachent tout), je m'en foutais totalement. Je n'ai pas pu entendre son catalogue (anôné avec force effets prosodiques gras, regards exorbités, "secouages" pseudo-épileptiques de tête, pauses ahuries bouche close et yeux fixes dans le vide) de références d'auteurs, de textes, de poèmes... de même eût-il parlé de personnages de films, de livres, de théâtre... Cela doit être très chiant d'entendre tout ça, on se dit qu'on vient d'éviter avec brio et fierté l'entrée dans un monde qui, oh que oui, n'est pas le mien.... et l'on se rassure à ne pas avoir sa "culture"... troublant, effrayant... euh, effrayant oui...***

Moi je me décommande.

Désolé, Doriolphe, encore un personnage que nous ne partageons pas.... ahah.


____

J'explique mon aversion luchinienne parce que c'est pas tout de dire qu'on n'aime pas les gens. et avec Luchini je suis assez définitif en général ! Je suis passionné dans l'amour que je porte aux gens autant que je peux l'être dans le rejet que m'inspirent d'autres. Je ne connais pas la différence d'essence goldmannienne entre gris clair et gris foncé.

*Pour moi son prétendu génie tient d'une réelle pathologie, comme ces fous géniaux qui peuvent calculer la racine cubique d'un nombre à 15 chiffres ou autres savants dérangés qui connaissent en un regard le nombre de M'n'M's dans un pochon de 300gr. C'est une forme d'autisme sublimé. Je me suis souvent demandé si ce Monsieur savait parler en improvisant sans citer ou Guitry ou Mauriac ou Faulkner ou Monstesquieu ou Machado ou Rousseau ou Liebniz ou Tchekov ou Bandello ou De Musset.  Lorsqu'il veut faire "d'extraction humble" il vocifère comme un clown pour "son public" quelques strophes gazeuses du plus mauvais Johnny ou quelques refrains enroués d'un Adamo beaucoup plus humble que lui. Le Fabrice n'est pas qu'un intello mesdames, il sait se mettre au niveau du peuple : du moustachu biker et de la gentille belle-mère. Il aime les choses simples. Cela me rappelle cette folle de Mathilde Seigner capable des saillies les plus réacs (j'ai envie d'entonner "Maréchal nous voilà" quand je lis certaines de ses interviews) et qui s'enflamme sur du Claude Barzotti, pensant que c'est ça être simple : préférer Barzotti à Mozart par exemple . Pourtant c'est Mozart qui est popu, que tout le monde connaît... pas Barzotti dont on agite le nom presque en se moquant de lui.

**Je n'ai rien contre les coiffeurs. Mais disons qu'à chaque fois, quand il le peut, l'énergumène pour encore faire plus "peuple" et moins élitiste "je me la raconte" (et surtout self made man dont on ne saurait oublier de louer la modestie et grandeur), rappelle, comme ça, sans l'air d'y toucher, dans des incises qu'il veut nous faire croire involontaires, qu'il a été aux temps jadis coiffeurs pour dame. A chaque fois on y a droit. Comme si les coiffeurs avant lui n'étaient pas cultivés peut-être... on peut couper les cheveux et se nourrir du monde, on peut être avocat et avoir un bagage de moule (j'ai des noms à donner : rappelle-toi la collègue Charlotte du lycée de Yves "pue de la gueule" Doriolphe)

*** Ce que je n'aime pas chez Luchini c'est qu'il me met mal à l'aise. Notamment quand il est invité sur des plateaux télé il ne peut s'empêcher de tirer la couverture à lui et je trouve ça vraiment irrespectueux de ceux qui l'entourent dans les émissions où on l'a convié. Sitôt X ou Y parlent de leurs projets, il ne peut s'empêcher de faire le show en prenant appui dessus, d'oublier l'écoute des autres et de partir en un one man show insupportable, et long, long, long... car il refait ce qu'il nous a montré déjà 100 fois, à base de "Comme le dit bidule...", pour enchainer - en gueulant l'index pointé sur son verre - sur un "Il y a du génie chez Annie Cordy" et de faire semblant de le démontrer pendant 10
minutes juste parce que ça fait "décalé" (on pourra remplacer à loisir Annie Cordy par Susan Boyle, Richard Virenque, Vincent Lagaf, M. Pokora, Le Père Fouras...). Je trouve, de fait, que c'est un fainéant car il ne se renouvelle jamais et que donc son "art" tient beaucoup plus de l'automatisme, de la froideur technique rassurante, que du talent, du réflexe pavlovien tourné vers la propre vision qu'il a de son (supposé) génie. Pour moi il est une imposture et j'ai connu quantité de gens, au moins une poignée allez !, qui avaient autant de culture que lui mais qui ont toujours eu l'élégance de ne pas l'imposer urbi et orbi avec des suspensions remplies d'autogloriole. En plus, mais là c'est encore plus
subjectif, je ne l'ai jamais trouvé si bon acteur si ce n'est dans "Ridicule", un rôle taillé à sa mesure (pas parce qu'il était ridicule mais parce qu'il jouait un peu son propre rôle). Pour moi, dans le côté systématique de ce qu'il fait, jamais renouvelé, et dans la démesure de son amour pour lui il est dans la même cour que Mickaël Youn, ils usent des mêmes ressorts... mais comme Youn parle dans un haut-parleur à poil en balançant de la flotte et que Luchini versifie en verlan du La Fontaine, l'intello c'est l'ex-coiffeur proche du peuple, humble et simple, parce qu'il aime Johnny... comme Jean-Pierre Raffarin. ;-)

lundi 13 septembre 2010

"Sur le capot"

Magnifique morceau de Fulbert qui mélange pudeur, lyrisme et sensualité. La voix accidentée du chant ajoute un vrai petit quelque chose en plus. Au creux de l'hiver je savais la jouer à la guitare, puis j'ai tout oublié... va falloir que je m'y remette.


"Sur le capot encore chaud j'aligne
les vestiges des beaux jours, les signes
qu'il ne laissait apparaître qu'à moi
soumis aux montées de sève sans voix.

Du creux du ventre au bout des seins
déferlait l'impétueux torrent
Saccageons les beaux sous-vêtements
dont je me parais à dessein.
Du creux du ventre au bout des seins
déferlait l'impétueux torrent
Saccageons les beaux sous-vêtements
dont je me parais à dessein.

Sur le capot refroidi j'efface
les cendres de cet amour, les traces
de gibier sur le grand tapis de neige ;
Sur mon lit poussent les perce-neiges.

Et dans ce corps inhabité
déferle à présent le silence
de cet hiver immaculé,
mon Dieu je baise avec l'absence !
Oh, dans ce corps inhabité
déferle à présent le silence
de cet hiver immaculé,
mon Dieu je baise avec l'absence..."

Tiens, et si l'on parlait du temps qu'il fait ? (entre deux comptines)

Arf... bon, j'ai regardé un peu dans les trucs spécialisés pour savoir ce qu'était ce foutu climat à Huesca... alors c'est un climat méditerranéen avec quelques caractéristiques du climat continental. Vous voilà bien avancés vous qui roupilliez pendant vos cours de géographie au collège, bande de feignasses ! En somme c'est un climat tempéré avec une tendance parfois à faire dans la sacrée amplitude thermique. Des étés chauds, des hivers pas trop sévères mais froids quand-même. Ce qui est contradictoire mais, hein, par essence climat méditerranéen et continental s'opposent, je n'y peux rien si ici ça mélange les deux.. bref. Moi ce que je vois depuis que je suis arrivé c'est :


- il fait chaud : on dépasse les 30°C l'après-midi, surtout dans la tranche 16-18h.
MAIS
- dès que le soleil disparaît le thermomètre redescend assez vite.

En fait, le soleil tape mais pas comme dans les terres que j'ai connues, ce putain de climat semi-océanique (ouep, fallait pas dormir j'vous dis) poitevin, à savoir des hivers pas trop sévères, mais pas vraiment chauds, enneigés parfois, de la pluie mais sans plus et des étés à chaleur humide étouffante. Non ici à Huesca, il fait chaud mais c'est une chaleur sèche ! On n'étouffe pas ! Yahouuuu ! C'est-à-dire que si l'on prend une douche, on n'a pas besoin d'en reprendre une 10 minutes après. Elle rafraichit vraiment et sert à quelque chose. En gros c'est une chaleur supportable. Et donc, en plus, quand le soleil se couche la température baisse. A Poitiers par exemple, tu peux te brosser, la chaleur ne baisse pas vraiment pendant la nuit grâce à l'humidité qui charge l'air.

Et là il y a un hic... ouep, parce que l'après-midi on sue comme Eugène (blague culturelle) mais au petit matin, on se caille les miches. Du coup, l'amplitude thermique dans la même journée peut être assez impressionnante. Résultat : ça fait deux jours que je tousse et éternue because un resfriado (un rhume). Cela me rappelle, ici dans des proportions moindres, ce que j'avais vécu à Granada où là c'était carrément freestyle-n'importe quoi les températures. Genre à la fin février il faisait 6°C le matin et 27°C l'après-midi (si, si !)... je ne savais pas comment m'habiller : pull agréable/indispensable le matin, mais insupportable après 14h. Bref, pour moi l'Espagne à chaque fois c'est une semaine de rhume pour démarrer, sorte de bizutage climatique.