samedi 24 avril 2010

Ronda

 Vue depuis le "Puente Nuevo" de Ronda (Espagne, Andalousie, février 2009) (c) p.o.v.

S'il y a une excursion - quasi forcée - à faire dès que l'on respire l'air andalou c'est celle qui mène vers Ronda. C'est véritablement un passage obligé, mais pas de ceux qui nous rappellent les mauvais souvenirs du dimanche pluvieux hésitant, les trucs fastidieux de la prime jeunesse où l'on devait accompagner les parents dans des bleds paumés que seul eux trouvaient jolis. Non, non... Ronda c'est encore un des "ailleurs" andalous, encore un de ces endroits pour lesquels on aurait envie de dire, tel un extraterrestre réécrivant à sa façon les Lettres Persanes de Montesquieu : "Il n'y décidément que sur Terre que l'on peut trouver pareil endroit".

 Vue de la comarque (+/- "contrée") de Ronda (Espagne, Andalousie, février 2009) (c) p.o.v.

Ronda se situe dans le sud de l'Andalousie (on s'éloigne donc des "intérieures" Granada, Sevilla ou Córdoba), dans la province de Málaga dont la ville principale du même nom se situe à une centaine de kilomètres. La ville est dotée de près de 40 000 âmes chanceuses mais il est évident que ce chiffre explose pendant les saisons touristiques. C'est une très vieille ville, probablement fondée après la Seconde Guerre Punique, à partir de la fin du IIIè siècle avant J.C. Elle fut conquise par les Musulmans, face auxquels elle n'offrira quasiment aucune résistance, en 711. Elle sera reconquise en 1485 par les Chrétiens.

 Ronda (Espagne, Andalousie, février 2009) (c) p.o.v.


La ville est "hautement" (située à 740m d'altitude) touristique. Parcourir ses rues, son fameux "Puente Nuevo" ("Pont Neuf") c'est l'assurance de croiser et des Allemands et des Hollandais et des Japonais et des Anglais... et des Français ! Tous en lunettes de soleil, nombreux, y compris à une période plutôt creuse comme celle à laquelle j'ai eu l'occasion de m'y rendre. L'ayuntamiento local et l'office de tourisme ont parfaitement fait leur travail en terme d'économie touristique puisque, quelque soit l'originalité du parcours qu'on veuille se donner pour visiter le coin, on passera forcément par des rues (très) commerçantes. C'est normal après tout... on peut y acheter tout et n'importe quoi. Deux collègues qui m'accompagnaient ce jour-là n'ont pas hésité à entrer faire les boutiques dans une enseigne "Benetton" pour s'acheter un pull. On pourrait certes s'attendre à mieux en terme d'artisanat local !
 Une des rues commerçantes de  Ronda (Espagne, Andalousie, février 2009) (c) p.o.v.
Si Ronda attire tant de monde c'est que l'endroit est tout simplement merveilleux. Tout d'abord, comme un symbole de la ville, on est subjugué par ce "Puente Nuevo" qui relie la vieille ville à la ville plus récente. Perché à 100 mètres de haut au-dessus du Tage, composé de trois arches, il permet une sacrée vue sur la comarque andalouse et procure d'agréable sensation de vertige quand on s'amuse à regarder en bas. On se sent minuscule sur ce pont, par rapport à l'imposant précipice, la roche qui encaisse dans des accents mégalomaniaques. Le "Puente Nuevo" est évidemment le sujet de choix des photographes et, par extension, des cartes postales.

Le "Puente Nuevo" qui relie les deux parties de  Ronda (Espagne, Andalousie, février 2009) (c) p.o.v.


Autre attraction : les arènes. A Ronda, bien plus qu'à Granada, on est de plain-pied dans une région taurine avec toute la tradition qui en découle que ce soit au niveau des arts, de l'architecture et même de la façon de vivre. Les arènes de Ronda sont les plus vieilles d'Andalousie, construites dans le dernier quart du XVIIIè siècle. Culturellement la ville est également marquée par le flamenco (voilà un cliché rassurant pour ceux qui pensent à l'Andalousie !), chaque année sont organisés ici un "Festival de Cante Grande" et des démonstrations de musiques folkloriques du monde entier.
Entrée des arènes de  Ronda (Espagne, Andalousie, février 2009) (c) p.o.v.
les traditions, la culture populaire, c'est du sérieux... (c) p.o.v.

Évidemment, au risque de me répéter au fil des articles, la ville andalouse a ses belles églises, ses murs colorés (ici c'est le duo gagnant andalou : jaune et blanc) et ses coins fleuris !
Église et couleurs typiques de  Ronda (Espagne, Andalousie, février 2009) (c) p.o.v.
Bref, où que l'on puisse se trouver en Andalousie, dès lors que l'on a un petit peu de temps devant soi il semble obligatoire pour les bons curieux d'aller poser ses pieds dans ce joli bout de ville perchée presque dans le ciel...
(c) p.o.v.

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