lundi 13 septembre 2010

"Sur le capot"

Magnifique morceau de Fulbert qui mélange pudeur, lyrisme et sensualité. La voix accidentée du chant ajoute un vrai petit quelque chose en plus. Au creux de l'hiver je savais la jouer à la guitare, puis j'ai tout oublié... va falloir que je m'y remette.


"Sur le capot encore chaud j'aligne
les vestiges des beaux jours, les signes
qu'il ne laissait apparaître qu'à moi
soumis aux montées de sève sans voix.

Du creux du ventre au bout des seins
déferlait l'impétueux torrent
Saccageons les beaux sous-vêtements
dont je me parais à dessein.
Du creux du ventre au bout des seins
déferlait l'impétueux torrent
Saccageons les beaux sous-vêtements
dont je me parais à dessein.

Sur le capot refroidi j'efface
les cendres de cet amour, les traces
de gibier sur le grand tapis de neige ;
Sur mon lit poussent les perce-neiges.

Et dans ce corps inhabité
déferle à présent le silence
de cet hiver immaculé,
mon Dieu je baise avec l'absence !
Oh, dans ce corps inhabité
déferle à présent le silence
de cet hiver immaculé,
mon Dieu je baise avec l'absence..."

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