samedi 8 mai 2010

Instantané brennou (et presque) - I

"La Brenne... terre de contrastes !" comme dirait quelque pénible et maladroit écrivain régionaliste. J'ai vécu un an dans ce coin de France méconnu car un peu perdu il faut bien le reconnaître. La Brenne est une partie (le sud-ouest) du département de l'Indre, on l'appelle "la région au mille étangs", c'est en effet le paradis des pêcheurs, des promeneurs, des ornithologues et des amoureux de la nature en général. J'ai habité Le Blanc, une commune pas historiquement ni géographiquement encore dans la Brenne (mais plutôt rattachée à ce que l'on nomme le Boishaut-Nord) mais à la frontière (d'où le "et presque" de la catégorie). Sitôt dépassée la commune, on entre de plain pied dans ce cadre magnifique, très vert, on voit défiler de la belle campagne sur des kilomètres, trouée donc par les nombreuses étendues d'eau. Le parc naturel est plutôt bien mis en valeur, il semble que des efforts colossaux ont été faits les dernières années pour attirer les touristes verts. De fait, dans cette partie de l'hexagone on ne cultive pas que l'ennui mais une forme de "bon vivre" ; ce n'est peut-être pas l'endroit idéal pour la jeunesse, pour ceux qui aiment les villes (Le Blanc est à égale distance - environ 60-70km - de Poitiers et de Châteauroux, les 2 "grandes" villes les plus proches). J'ai mis un peu de temps à me décider à visiter l'endroit mais j'avoue avoir été plutôt conquis... même si donc, l'ennui peut vite se faire sentir car c'est évidemment très "rural" dans tout ce que cet adjectif peut revêtir de bon et de moins bon.
Je démarre avec une photo prise au Blanc, le tout premier portrait que j'avais pris de la ville une après-midi d'hiver glacial, je me gelais les doigts je me rappelle.
 Le Blanc (Indre, Centre, décembre 2007) (c) p.o.v.

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